lundi 15 novembre 2010

Un samedi d'automne à Paris 1: Expo Sophie Calle "Rachel Monique"

Samedi j'ai traîné mes chaussures sous la pluie pour aller voir l'exposition de Sophie Calle "Rachel Monique" sur la mort de sa mère au Palais de Tokyo.
L'expo est presque cachée, pas beaucoup de publicité, présente au sous sol du palais dans la "friche", zone en reconstruction et donc en chantier (personnellement j'adore) et surtout limitée à la visite de 30 personnes maximum en même temps.

Le thème m'est forcement proche et j'étais curieuse de voir son interprétation car on parle tellement peu de la mort, le sujet est tellement tabou.

Je n'ai pas été déçu, elle ose ce que l'on cache en générale et ça ça me fait du bien.

Je me suis retrouvée dans pleins de choses: le cercueil avec les petits objets que l'on dépose dedans, l'image du corps qui s'est éteint, les petits messages écrit et les photos de jeunesse de la défunte que l'on garde précieusement, réaliser un voeux qui n'a pas pu se faire...

J'ai aussi beaucoup aimé l'humour qui ressort par ci par là et qui tient je pense à la personnalité fantasque de sa mère et qui prouve que l'on peut parler de la mort sans être sinistre.

Beaucoup d'émotion bien sur, je n'étais pas la dernière à avoir la larme à l'oeil et les yeux rougis, certains trouvaient l'expo trop voyeuriste, d'autres passaient en coup de vent devant certaines images qu'ils ne pouvaient pas supporter et il y avait ceux qui comme moi étaient à l'aise là-dedans, un appareil photos à la main.

C'est sûrement la force de cette exposition, elle assène une claque qui rebondi de façon différente sur le vécu et la sensibilité de chacun et qui en même temps possède un côté universel.



Merci Sophie Calle, je ne manquerai pas de rendre visite à votre mère au cimetière Montparnasse.
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3 commentaires:

La jupette de Jeannette a dit…

on ne parle plus de la mort... tu as raison. j'ai perdu aussi ma maman il y a trois ans. Et ce qui me fait souvent le plus mal c'est la gêne des personnes face à la mort. Souvent j'ai besoin d'en parler. Heureusement que certaines personnes savent entendre. j'aurais aimé voir cette exposition. Enfin... ça aurait été dur...

Gabrielle Aznar a dit…

Je ne te comprend que trop bien.
3 ans c'est encore tout frais même si de toute façon on ne guerit jamais, ça laisse une grosse cicatrice qui peut s'ouvrir à tout moment.
Moi ça va faire bientot 10 ans, c'est moins douloureux qu'au début mais ça ressort toujours un peu, c'est comme ça.
Je deteste ce tabou, comme si une fois partit on devait faire comme si la personne n'avait jamais existé.

En tout cas si tu as envie d'en parler moi je suis là!

La jupette de Jeannette a dit…

merci Gabrielle...