vendredi 29 mars 2019

Shirley Jackson ♦ Un portrait



J'avais envie de vous parler de l'écrivaine américaine Shirley Jackson que j'ai découverte récemment à l’occasion de la diffusion de la série  The Haunting of Hill house  tirée de son livre  Maison hantée.

Shirley Jackson est née en 1916 à San Francisco.
Elle est spécialisée dans les récits fantastiques et horrifiques dans la veine des romans gothiques du 19eme siécle.
Après de nombreuses années d'études universitaires, elle épousa le critique littéraire Stanley Edgar Hyman. Ils eurent quatre enfants ensemble.
Cette vie familiale simple aura une influence sur ses récits où elle privilégie des situations ordinaires pour parler de l'extraordinaire.

Stephen King encense et conseille très souvent son roman  Maison hantée  disant de lui qu'il est  « le récit de maison hantée le plus parfait que j'ai jamais lu, un des plus grands romans de supernaturel de ces 100 dernières années ».
Outre la série de Netflix, il y eu deux adaptations de ce roman au cinéma ; le génial La Maison du diable de Robert Wise en 1963 et le plus raté Hantise de Jan de Bont datant de 1999.

J'ai écouté un super podcast sur elle où son petit-fils était invité.
On y parle de sa difficulté à être prise au sérieux en tant qu'écrivaine et mère de quatre enfants, du lien symbolique entre l'image de la maison qu'elle utilise et « l'emprisonnement » des femmes à leur foyer à cette époque mais aussi d'une mystérieuse boite à musique qui s'enclenche toute seule depuis son décès.
J'ai trouvé ça passionnant, elle mérite vraiment d'être redécouverte. 

 

mardi 29 mai 2018

Hedy Lamarr ♦ Un portrait

 

Hedy Lamarr était actrice mais aussi inventrice. Si vous avez le WiFi aujourd'hui c'est un peu grâce à elle.

Elle est née à Vienne en 1914.
Adolescente elle se lance dans une carrière d'actrice. En 1933 elle joue dans le film "Extase", où elle apparait nue mais surtout elle y sera la première à jouer un orgasme sur grand écran. C'est à la fois un scandale et un succès fou.
Après un mariage, mondain et rigide, avec Friedrich Mandl (très attiré par l'austrofascisme) elle le fuit, quittant Berlin et le nazisme. Elle finira par partir aux Etats-Unis avec un contrat pour Hollywood.
Elle fut considérée à cette époque comme la plus belle femme du monde et travailla avec de grands réalisateurs.

Mais Hedy avait une autre corde à son arc. Dans sa maison elle fit installer un atelier où le soir elle inventait nombres d'objets du plus futile au plus utile.
Dévastée par la guerre en Europe et se sentant chanceuse d'avoir pu s'enfuir, elle décida d'agir.
Elle développa avec le musicien George Antheil, lui aussi plutôt talentueux niveau technique, un système secret de communication applicable aux torpilles radio-guidées.
L'Armée garda son invention mais décida de ne pas l'utiliser, ne prenant surement pas trop au sérieux le travail d'une splendide actrice qui se devait de ne pas avoir de cerveau. 

Dans les années 60 son travail fut redécouvert et utilisé. Il donna par la suite le GPS et le WiFi si présent de nos jours.
On ne salua son travail que des décennies  plus tard.

Quelques podcasts pour en découvrir plus:
France Inter / France Culture 1 2 
Son portrait apparait aussi dans le tome 2 des Culottées de Pénelope Bagieu.

lundi 7 mai 2018

George Sand ♦ Un portrait

 

Encore une figure que je n'ai fait qu'effleurer mais qui mériterait vraiment une exploration, celle de Aurore Dupin alias George Sand.

Quand j'étais plus jeune j'étais intriguée par ce nom d'écrivain masculin qui était en fait une femme.
Cela paraissait un peu mystérieux (pour en savoir plus c'est ici).
Ensuite j'ai lu des choses sur sa relation avec Alfred de Musset, plutôt moderne sachant qu'elle était encore mariée. Sa liberté, pour l'époque, est fascinante.
J'ai lu il y a quelques temps son livre sur leur séjour en Espagne: "Un hiver à Majorque". Mes grand-parents y ayant vécut, j'étais curieuse du sujet.
Et je n'ai pas été déçu, elle réussit avec ses mots à nous plonger dans son décor, comme si on y était avec elle.

On peut découvrir, au musée de la Vie Romantique à Paris, des souvenirs lui ayant appartenu comme des peintures, des dessins, des sculptures, du mobiliers, des bijoux et objets de collection.
Il y a notamment des paysages qu'elle a peint à l'aide de sa technique de la dendrite ou « aquarelle à l’écrasage » où l'on travaille à partir de tâches réalisées en compressant de la peinture entre deux feuilles. Ses aquarelles m'avaient beaucoup touché.

Quelques podcasts pour en découvrir plus:
France Inter / France Culture.

jeudi 29 mars 2018

Frida Kahlo ♦ Un portrait


Frida Khalo je ne la connais pas tant que cela.
En fait je l'ai découverte sur le tard par le biais de son image qui est tellement réutilisée, tellement une source d'inspiration.
Cette image photocopiée à l'infini me paraît parfois un peu vide de sens.
Elle ne peut pas être qu'un costume, qu'une façon de ce coiffer?
Je dis ça et pourtant je l'ai moi-même réalisé en poupée (1 et 2).

J'avais envie de creuser un peu mais je n'ai jamais vraiment sauté le pas, j'ai même raté son exposition à l'Orangerie.

Et puis je suis tombée sur ce podcast, qui parle de son aventure avec Léon Trotsky.
Là j'ai découvert la femme libre qu'elle était, l'ambiance dans laquelle elle devait vivre. Son image est devenue plus palpable, moins iconographique.
J'ai vraiment envie d'en découvrir plus : son rapport à la maladie, sa peinture, le reste de sa vie...

Au travail !

Quelques podcasts pour en découvrir plus:
"Autant en emporte l'histoire", " La marche de l'histoire""Art District", "Blog Histoire".
Et je vais devoir retourner à Londres cet été, il y a une exposition de prévue autour de sa garde-robe au "Victoria and Albert museum".

mardi 20 mars 2018

Gerda Taro ♦ Un portrait


Derrière Gerda Taro se cache Gerta Pohorylle, une juive allemande née en 1910, exilée à Paris après l'arrivée du nazisme et qui deviendra l'une des premières reporters photographes de guerre.
L'histoire l'a un peu oublié, préférant se concentrer sur les photos de son compagnon, le célèbre Robert Capa.
C'est pourtant elle qui façonna ce personnage de photographe américain derrière lequel se cachait le juif hongrois Endre Ernő Friedman et c'est leur travail commun qui le hissa si haut.

D'ailleurs c'est en visitant une magnifique exposition sur Robert Capa que j'ai découvert Gerda Taro. Leur histoire m'avait profondément touché : leur travail, leur amour et leurs disparitions tragiques*.

Gerda est morte en 1937 en Espagne, en pleine guerre civile, qui représente une grande partie de mon histoire familiale qui me hantera toujours. Les photos de Taro et Capa m'ont aussi permis de m'approprier cette période sombre de mon autre pays d'origine.

Comme d'autres elle a pris place dans mon imaginaire et j'ai dévoré tout ce que j'ai pu trouver sur elle.
Aujourd'hui je vais souvent la saluer au cimetière du Père Lachaise où elle repose.
J'aime à parler d'elle pour la faire connaître, elle qu'on a malheureusement caché derrière l'incroyable Capa.

Je vous invite vraiment à la découvrir.
Il y a ce podcast de "Autant en emporte l'histoire", ou celui de "Affaires Sensibles"ou cet article sur Konbini.
Et si vous voulez essayer de comprendre la guerre civile espagnole il y a cet excellent podcast de Culture 2000.


* Capa est mort en Indochine, en marchant sur une mine antipersonnel.

jeudi 15 mars 2018

Mary Shelley ♦ Un portrait


J'avais envie de vous parler de Mary Shelley, cette romancière anglaise qui créa « Frankenstein ou le Prométhée moderne  », ce grand classique de la littérature fantastique.

Je connaissais déjà le personnage de Frankenstein (rappelons d'ailleurs que c'est le savant qui s'appelle Frankenstein et non sa créature) qui est vraiment entré dans la culture populaire mais je ne savais rien de son auteur, encore moins que c'était une femme.

Je l'ai finalement découverte au collège, par un biais plutôt étonnant à savoir un épisode de la série « Highlander ». Oui c'était une série un peu cheap je sais, mais j'adorais les flash-back dans le passé, surtout ceux autour du plus vieil immortel Methos, j'y apprenais toujours pleins de choses.
Donc dans l'épisode « The ModernPrometheus », on se retrouvait en 1816 en Suisse, au milieu de jeunes poètes en quête d'inspiration. Il y avait Lord Byron, son médecin et assistant Polidori (qui écrira la première nouvelle moderne sur les vampires), Percy Shelley et sa femme Mary.
Passons sur l'intrigue avec les immortels pour tenter de percer son inspiration, mais j'avais trouvé fascinant qu'une femme puisse écrire une histoire pareil.
Tout cela m'avait incité à lire son livre que j'avais beaucoup aimé.

Plus tard, sur les conseils de mon frère, j'ai lu le livre « Le poids de son regard » deTim Powers. Là encore nous retrouvons Byron, Polidori et les Shelley ici associés à une histoire de vampire.
Ce livre fait parti sans hésiter de mon top 10.
Finalement ses « personnages » sont venus peupler mon imaginaire.

Bref j'en étais resté là de Mary, jusqu'à récemment où j'ai écouté une émission de « Autant en emporte l'histoire » lui étant consacré. J'y ai découvert encore bien d'autres aspects intéressants sur elle.
Elle était notamment la fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft (morte quasiment en couche) et du philosophe William Godwin qui lui offrira une riche éducation (chose rare pour les filles à cette époque).

Mais je ne vais pas tout vous raconter, je vous laisse découvrir son portrait.

Ps: Je viens de trouver une autre émission sur elle de France Culture. 
Il y a aussi tout une histoire sur le coeur de Percy, qui Mary conserva jusqu'à sa mort. 

lundi 5 mars 2018

Musidora ♦ Un portrait


Depuis quelques temps je me suis mise à écouter des podcasts, notamment sur l'histoire.
J'aime beaucoup ceux de l'émission "Autant en emporte l'histoire" qui propose des portraits de personnages étonnants, souvent des femmes.
J'avais envie de vous en faire découvrir, ceux qui m'ont touché ou fasciné, accompagné par un portrait dessiné, un exercice inédit pour moi.

Je vous propose de commencer par Musidora, une actrice célèbre du début du siècle.
Une amie m'a un jour dit que que je lui faisais penser à elle, un joli compliment.

Pour écouter le podcast c'est par ici.